Le Pont de Bir-Hakeim, rebaptisé après la victoire éponyme !

Pont Bir HakeimL’édifice, dont la silhouette est bien connue des parisiens, notamment en raison du passage du métro aérien dessus, devint le Pont Bir-Hakeim en 1949. Auparavant, il répondait au nom, plus évocateur peut-être, de pont de Passy. A l’origine, une passerelle fut posée à cet endroit à l’occasion de l’exposition universelle de 1878 pour établir une liaison intermédiaire entre les ponts d’Iéna et de Grenelle. Au début des années 1900, lors des travaux de prolongement du métro parisien, on décida de faire passer ce moyen de transport révolutionnaire à cet endroit.

La forme néo-classique du Pont Alexandre III, construit quelques années plus tôt fut abandonnée au profit d’un ouvrage qui exaltait les bienfaits de la révolution industrielle. Avec ses personnages tout en muscles, évocation des vertus cardinales de la société industrielle, le travail, le commerce, l’électricité, la science au service de Paris et de la République, le décor s’affranchissait ainsi des poncifs antiques déclinés au cours des siècles précédents. La construction de l’ouvrage commencée en 1903 s’acheva en 1906. Le pont devint très vite populaire auprès des parisiens en raison du passage du métro et de la proximité du Champ de Mars.

Bir Hakeim

En 1930, le terre-plein amont s’enrichit d’un bronze offert par la communauté danoise de Paris, « La France renaissante », une sculpture équestre tournée vers l’est, oeuvre du sculpteur danois W. Holger Wederkinch (1886-1959). Entre 1930 et 1940, les colonnes Art Nouveau supportant le tablier du métro furent remplacées par des appuis moins esthétiques mais plus solides.

Pour célébrer la victoire française de 1942 dans le désert de Libye, le pont fut rebaptisé Bir-Hakeim. La cérémonie se déroula en présence du chef des troupes françaises de l’époque et vainqueur de Bir-Hakeim : le Général Koenig. Ultime honneur, l’ouvrage d’art fut inscrit à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques en juillet 1986. Objet de plusieurs restaurations successives, il sera consolidé entre 1992 et 1993. Chanté par Charles Trenet de façon subtile dans y’a d’la Joie, utilisé dans son roman « Épaves » par Julien Green, peu apprécié de Louis Ferdinand Céline, le pont de Bir-Hakeim inspira plusieurs cinéastes.

Bir Hak
(c) Mbzt

 

L’aquarelle ci-dessus est une oeuvre de l’artiste Kija

Pont Bir-Hakeim
This structure, whose silhouette is well-known to Parisians, mainly because of the elevated metro line that crosses the bridge, became Pont Bir-Hakeim in 1949. It was previously called Pont de Passy, perhaps a rather more evocative name. The original structure was a footbridge, built for the Universal Exposition (World’s Fair) in 1878 as a crossing halfway between Pont d’Iéna and Pont de Grenelle. In the early 1900s, when work was being done to extend the Paris metro, it was decided that this revolutionary means of transport would cross the river at this point.
The Neo-Classical style of Pont Alexandre III, built several years earlier, was abandoned in favour of a structure to the glory of the Industrial Revolution. With its muscular figures that evoke the cardinal virtues of the industrial society, work, trade, electricity and science in the service of Paris and the Republic, the decor of the new bridge freed itself from the commonplace ideas of the past that had evolved over preceding centuries. Building work began in 1903 and finished in 1906. The bridge quickly became very popular with Parisians on account of the metro crossing and its proximity to the Champ de Mars.
In 1930, the traffic island upstream saw the addition of a bronze statue called “La France renaissante” (France Reborn), a gift from the Danish community of Paris. The east-facing equestrian statue is the work of Danish sculptor, W. Holger Wederkinch (1886-1959). Between 1930 and 1940, the Art Nouveau columns that supported the deck where the metro line runs were replaced by less aesthetically pleasing but more solid columns.
The bridge was re-named Bir-Hakeim to celebrate the French victory in the Libyan Desert in 1942. The re-naming ceremony took place in the presence of the commander of French Forces and victor at Bir-Hakeim: General Koenig. The ultimate honour: the bridge was added to the “l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques” (Additional Inventory of Listed Buildings) in July 1986. It has been restored a number of times and was consolidated between 1992 and 1993. Pont Bir-Hakeim made a fleeting appearance in a Charles Trenet song, “y’a d’la Joie”, was used in Julien Green’s novel “Épaves”, little appreciated by Louis Ferdinand Céline, and has inspired a number of film directors.

Dider MOINEL DELALANDE

 

 

Share

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.