Festivales

festivalvivantVous me pardonnerez un clin d’œil facile entre le mot « festival » et ceux de « fêtes estivales »… Mais quelle est donc cette nouvelle manie municipale de vouloir à tout prix « son » festival d’été ! ? Et cela dans la moindre bourgade, souvent sans justification réelle, moyens financiers ni souffle créatif. Un peu comme si bon nombre de maires, après avoir édifié leur stade, piscine et maison du troisième âge, voyaient dans leur « festival » la nouvelle tarte à la crème du succès municipal. Imaginez la profusion, à ce jour ! Plus de 3000 festivals et sans doute bien davantage si l’on compte toutes les manifestations d’été intitulées abusivement « Festival » au détriment de cette appellation noble que de vraies manifestations culturelles (Aix en Provence, Bourges, Angoulême, La Rochelle, Arles…) mirent tant d’années à mériter.

De nos jours, tout est motif à « festivaliser ». Avec, bien sûr, la musique, le cinéma, le théâtre, les danses, les livres, le patrimoine, etc… Mais, également, et de plus en plus, avec l’andouillette, les pots de fleurs ou le kaya. D’ailleurs, je n’invente rien… Voici, relevés dans l’immense liste des pièges à touristes, quelques exemples des dernières prouesses en la matière : Festival des Arts Bourrins, Festival des Abracadagrasses, Festival des Antipodes, Festival du burlesque, Festival des Attitudes Indés, Festival des Bar-bars, Festival des Croqueurs de pavé, Festival des Troubles de la Ville, Festival Boum, Festival Festiv’caves, Festival Crazy Week, Festival des Ondes de la liberté manquée… Cette programmation frénétique n’est pas seulement vaine et malvenue. Je regrette qu’elle coûte fort cher aux contribuables et embouteille les abords de charmantes villes qui n’en avaient pas besoin pour montrer leur vraie beauté. Comment se fait-il que les élus manquent à ce point d’imagination ? Pourquoi, leur seule voie d’expression semble consister à se copier les uns et les autres dans une débauche vaine, risible et sans tenue.

Voilà, ce que j’avais envie d’écrire au sujet de ces festivals d’été et, du coup, ma saine colère est retombée… J’en profite pour présenter mes excuses aux organisateurs des manifestations de bon niveau qui dispensent connaissance et agrément aux visiteurs estivaux. De telles actions existent fort heureusement. D’ailleurs, j’en visiterai, plusieurs, comme chaque année, avant les premières bruines de septembre 2010 .

Festivals
May I point out the similarity between the word ‘festival’ and the word ‘estival’ which means ‘relating to summer’? Sure enough, it is now a must for each municipality to have its own summer festival, and this in the smallest village, often without any real justification, financial means or creative impetus. It is almost as if the mayors, having built their stadium, swimming pool and retirement home, see a ‘festival’ as the icing on the cake of municipal success. The figures today speak for themselves. Over 3000 festivals and undoubtedly many more if we were to count all the summer events that call themselves ‘festivals’ to the detriment of this noble title that true cultural events (Aix en Provence, Bourges, Angoulême, La Rochelle, Arles, etc.) took so many years to earn.
These days anything and everything has become an excuse to organise a festival. The most classic topics are, of course, music, cinema, theatre, dance, books, heritage, etc… But also, and increasingly, there are festivals celebrating anything from the andouillette to flowerpots! So, and I am not making this up, here are a few of examples from the immense list of tourist traps, which could be translated as ‘Festival of In your Face Arts’, ‘Festival of Independent Attitudes’, ‘Festival of Street Eaters’, ‘Festival of Trouble in Town’, ‘Festival of Waves of Freedom Lost’… This frenzied agenda is not only futile and unwelcome, but I fear that it costs the taxpayers dearly and jams up the roads leading into charming little towns that did not need such events to show their real beauty. How can it be that the elected representatives are so lacking in imagination? Why is it that their only means of expression seems to consist in copying each other in a futile, laughable and unnecessary direction?
There it is; that is what I wanted to write on the subject of these summer festivals and now that I have had a good rant I can only apologise to the organisers of worthwhile festivals that spread knowledge and pleasure to summer visitors. And thankfully such events do exist. As it goes, I will be visiting many of them, as I do every year, before the first drizzle of September 2010.

Didier MOINEL DELALANDE

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6 commentaires pour “Festivales

  1. sympa de supprimer les commentaires quand ça ne vous plaît pas, vive la liberté d’expression…si on accepte pas les critiques il faudrait songer à éviter de dire des conneries…

  2. Je ne peux que confirmer que les commentaires sont ouverts et je ne me permets pas de les supprimer ou de les modifier je parle des sujets tel que je le souhaite et je ne peux pas envisager de supprimer les commentaires qui pourraient me déplaire.
    Maintenant si vous êtes l’auteur d’un commentaire non posté sur le blog je vous invite à vérifier que vous appuyez sur le bouton poster.
    Je maintiens mon propos donc et vous suggère de le « re-critiquer ».
    DMD

  3. ok, on va dire que je suis une burne et que je ne sais pas cliquer où il faut, et on va en rester la. Longue vie aux festivals « bidons » !!

  4. Burne ou connerie ? Connerie ou burne ? Après un certain temps de réflexion, il m’est, in fine, apparu utile de répondre au dilemme sus mentionné, important de surcroît. Non pas que la connerie soit la propriété exclusive des moins bien lotis en neurones ou que la burne soit mieux quand elle est deux mais plutôt car ce blog est un espace, libre, d’expression. Même quand le vocabulaire qui y est utilisé n’est pas, forcément, de mon goût. Mais revenons au « litige » initial. Il n’était pas question de stigmatiser tel ou tel festival ou manifestation de loisir ou culturelle mais plutôt d’exprimer mon point de vue quant à la profusion d’événements estivaux se dupliquant les uns les autres. Pour rassurer tout le monde sans vous étouffer de coordonnées GPS, il m’arrive, plus que fréquemment, d’arpenter les dits festivals. Par ailleurs, la fréquentation du FDAB étant à peu près stable, je ne peux que m’en réjouir et vous féliciter. Enfin, sachez, pour parler de nous quelques secondes, que le Mathurin soutient, dès qu’il le peut, telle ou telle manifestation culturelle. A bon entendeur…

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