L’ Astrance

astranceCe restaurant du chef Pascal Barbot a été élu en 2007, parmi les meilleures tables au monde par le magazine britannique « Restaurant ». Avec ses trois étoiles Michelin, il a tant de succès qu’il faut réserver au minimum un mois à l’avance. Pour ma part, j’y apprécie particulièrement la décoration contemporaine et la cuisine du chef composée au gré des arrivages. Yeux, nez et papilles sont sous l’effet des couleurs, des arômes et des saveurs raffinés des vins et des mets. Le cadre est de bon goût et non tape à l’oeil. Le service en salle, sous la férule de Christophe Rohat, est impeccable, à la fois sympathique et discret. Certains de mes amis, trouvent, cependant, je dois le dire, que sous prétexte de son exiguïté, l’Astrance se la joue élitiste et que son service en devient « guindé » Bon, trêve de dialectique, allons voir ce lieu culte des élites parisiennes plutôt fortunées et situé (drôle d’idée) dans le 16e à Paris. La salle est épurée. Les murs sont tons ardoise. Les glaces fumées. Des nappages jaunes illuminent, à souhait, les plats. astrance2Sur le plan gastronomie, tout évolue au gré des saisons. Parmi les classiques, je vous recommanderais, cependant, la mise en bouche agrémentée d’un Champagne Bruno Paillard 1996 avec brioches chaudes avec beurre aux herbes et crème de parmesan au thym. La verrine de crème d’asperges. Le gâteau 1001 feuilles, champignon de Paris, pomme, fois gras mariné au verjus. Les langoustines « ébouillantées vivantes » (la précision était-elle indispensable à signaler sur le menu ? mais bon ! L’époque barbare est de retour, semble-t-il). La Lotte, crème à la bergamote, asperges et condiment à la mandarine servie avec un vin blanc d’Autriche. La sole meunière, crème d’anchois et cœur de chou italien. Le foie gras poêlé, mousse à l’ail des ours, premières morilles avec un trait de crème. Le sorbet de parfums citronnelle, menthe, basilic. La composition de pommes tatinisées au caramel salé. Ou encore, les fruits frais mûrs à point, mangue, kumquat, ananas, kiwi et quelques madeleines au miel de châtaignier dans un petit panier. Pas mal, non ? J’en soupire d’aise au souvenir de tout cela. Son prix? Allons ! Taisons ce sujet de nature à fâcher les bourses justement parcimonieuses en ces temps de crise.

Astrance
In 2007, chef Pascal Barbot’s restaurant was voted among the best in the world by British magazine “Restaurant.” Boasting three Michelin stars, it is so successful that reservations are required a minimum of one month in advance. Personally, I appreciate in particular its contemporary décor and the chef’s cuisine, which is dictated by what is available. Eyes, nose and taste buds are enchanted by the colours, aromas and refined flavours of the wine and dishes. The framework is good taste rather than flashiness. The service, under the supervision of Christophe Rohat, is impeccable, both congenial and discrete. I must say however, that some of my friends find that under the pretext of its small size, Astrance is elitist and its service is becoming “stuffy.”  Anyway, enough of the argument; let’s have a look at this place that is worshipped by rather wealthy elite Parisians, and located (oddly) in the 16th Arrondissement of Paris. The dining room is refined. The walls are dressed in slate tones. The glass is smoked. Yellow toppings perfectly illuminate the dishes. In terms of gastronomy, everything changes with the seasons. Among the classics however, I recommend  the 1996 Bruno Paillard Champagne with warm brioche with herb butter and thyme parmesan cream. The asparagus cream verrine. The mille feuille, portobello mushrooms, apple, foie gras marinated in verjuice.  Langoustines “boiled alive” (was it really necessary to mention this on the menu? Oh, well. The barbarian period is coming back, it seems). Monk fish, bergamot cream, asparagus and mandarin seasoning served with a white Austrian wine. Sole Meunière, anchovy cream and hearts of Savoy cabbage. Pan-fried foie gras, wild garlic mousse, early morels with a splash of cream. Lemongrass, mint and basil sorbet. The composition of tarte tatin-style apples with salted caramel. Or yet, perfectly ripe fresh fruit, mango, cumquat, pineapple, kiwi and some chestnut honey madeleines in a little basket. Not bad, huh? I sigh in pleasure at the memory of all that. The price? Well now. Let’s keep quiet about this subject, which tends to upset justifiably conservative budgets in these times of crisis.

Restaurant l’Astrance
4, rue Beethoven 75016 Paris
Téléphone : 01 40 50 84 40
du mardi au vendredi de 20h à 21h30 et du mercredi au vendredi de 12h30 à 13h30
Menu du soir de 150€ à 250€.

Didier MOINEL DELALANDE

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